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Barre Phillips, une anecdote...

Photo du rédacteur:  Philippe Festou Philippe Festou

  Article vieux de quelques années...


Nous avions prévu de répéter avec Barre Phillips et de nous voir chez lui à Sainte Philomène, la chapelle qu’il habite à Puget Ville.

     Dans l’idée de ce concert en duo et en improvisation libre, Barre m’avait dit : « il serait bien qu’on se voit, qu’on s’écoute… »

     Je suis donc arrivé dans le presbytère de la chapelle qui était aménagée en un lieu de vie sympathique. Barre m’a servi du thé et nous avons parlé d’innombrables choses, des choses de la vie, de l’amour, de l’esprit mais pas un mot qui aurait concerné des préoccupations plus ou moins musicales.

     Je ne sais plus le temps de cette discussion, j’en ai une vague idée ; deux bonnes heures peut-être…

     Barre me dit soudainement : « Continuons la conversation avec des sons !»

Nous avons pris nos instruments et sommes partis vers des contrées sonores improbables ; et le temps en fut encore moins quantifiable… Je crois même que cette fois, il s’est subitement arrêté.

     Le jour du concert arriva, Barre monta sur scène aussi soudainement qu’il avait arrêté sa conversation chez lui quand il buvait sa tasse de thé ; je l’ai rejoins dans la foulée, il avait commencé seul ; le voyage musical fut d’une intensité sans mesure.

Et nous n’avons absolument rien joué de ce que nous avions fait chez lui...

 
 
 

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